Je Serai Pour Israël Comme La Rosée

Par Harry Foster

Nous lisons dans le livre du prophète Osée : « Je serai pour Israël comme la rosée », (Osée 14 :5). Le reste du chapitre, notons-le, révèle que cette promesse est destinée à ceux qui sont contrits, à ceux qui se savent éloignés du Seigneur et qui en sont profondément attristés, à ceux qui regrettent leur manque de fidélité envers Lui. Le chapitre commence ainsi :

« Israël, reviens à l’Éternel, ton Dieu, car tu es tombé par ton iniquité. Prenez avec vous des paroles, et revenez à l’Éternel ; dites-lui : Pardonne toute iniquité, et accepte ce qui est bon, et nous te rendrons les taureaux (les sacrifices) de nos lèvres. »

C’est à ce genre de personne que le Seigneur dit : « Je serai comme la rosée » ; à celui qui ne peut plus que faire appel à la miséricorde de Dieu. Il y en a peut-être qui éprouvent un certain dépit à appliquer à eux-mêmes cette histoire d’Osée, car c’est en fait une histoire sombre ; démontrant le pire genre d’ingratitude et d’infidélité. Peut-être pensez-vous : « Il y a sûrement des chrétiens comme ça, mais je n’en fais pas partie. » Si vous pensez ainsi, je peux vous dire que cette promesse : « Je serai pour Israël comme la rosée » ne vous est pas adressée.

Maintenant, ne dites pas que vous n’avez pas de promesses ni de bénédictions. Peut-être aurez-vous l’orage, le tonnerre et les éclairs ? Mais vous n’aurez pas la rosée. La rosée est uniquement pour ceux qui sont contrits de cœur ! Et si nous regardons au dernier verset de ce chapitre, nous voyons qu’il est dit : « Qui est sage ? Il comprendra ces choses. » A l’évidence, cette question ne se réfère pas uniquement à ce dernier chapitre, mais à tout le livre d‘Osée ; et, une fois cette prophétie lue, elle doit être considérée comme étant le dernier commentaire. Toute l’histoire est résumée en ce verset : « Qui est sage ? Il comprendra ces choses ; et intelligent ? Il les connaîtra. »

Ce chapitre est celui des joies de la réconciliation. Ici, le peuple – qui s’était éloigné de l’Éternel – revient à Lui et Lui demande d’être agréé gracieusement. Par la même occasion, le peuple fait sa confession et sa promesse : « nous te rendrons les taureaux (les sacrifices) de nos lèvres ». Il révèle ainsi combien il est désillusionné par la voie qu’il avait choisie. Dans le troisième verset, Israël dit en substance : « Plus jamais, plus jamais ! L’Assyrie ne nous sauvera pas, je ne compterai plus jamais sur personne excepté le Seigneur ! Nous ne monterons pas sur des chevaux, je n’imiterai plus personne d’autre ! Plus jamais nous ne dirons de l’œuvre de nos mains « Notre Dieu ». Je mettrai fin à mon propre travail et à mes propres efforts ! Plus jamais Éternel ! Toi, tu es Celui, et le Seul qui puisse satisfaire pleinement ma vie ! » Et en réponse à cette réconciliation bénie, le Seigneur répand Ses promesses à chaque démonstration de foi en Lui. Cet échange se poursuit jusqu’au verset huit, où les deux interlocuteurs sont impatients de se parler.
Nous avons quatre déclarations distinctes. Tout d’abord Éphraïm : « Qu’ai-je de plus à faire avec les idoles ? » L’Éternel lui répond : « Moi, je lui répondrai et je le regarderai ». Israël ajoute : « Moi, je suis comme un cyprès vert. » Et l’Éternel est impatient de répondre : « De moi provient ton fruit. » C’est ici l’atmosphère de tout le chapitre. Si vous avez fait l’expérience d’une querelle et d’une réconciliation, vous comprendrez ce qui est dit ici. Ainsi, Israël et l’Éternel se pressent, chacun leur tour, de prendre la parole afin de révéler leur cœur l’un envers l’autre et de renouveler, plus profondément qu’auparavant, leur amour mutuel. Regardons au chapitre quatorze et verset quatre, nous y voyons la réponse de l’Éternel à Israël, ce dernier se rassérénant à nouveau dans une pleine confiance en Lui : « Je guérirai leur abandon de moi, je les aimerai librement »! Et maintenant, dans cette atmosphère d’échanges réciproques, où il y a de fraîches manifestations de tristesse quant au péché d’un coté, et un appel gracieux au pardon d’un autre coté, survient cette assurance bénie de la part de Dieu ; une promesse toute particulière au verset cinq : « Je serai pour Israël comme la rosée ».

Bien souvent dans la Bible, nous retrouvons cette assurance de l’Éternel, qu’Il guérira leur abandon de Lui : « Je les aimerai librement ». Mais, il y a ici cette promesse singulière : « Je serai pour Israël comme la rosée ». Votre cœur ne s’exalte-t-il pas à ces paroles? Oh ! Connaître le Seigneur ainsi : comme la rosée ! Il ne s’agit pas là d’un simple sentiment. Nous savons, comme cela est exprimé au chapitre quatorze, combien – si la rosée est présente en une puissance rafraîchissante, en abondance et à profusion –cela se manifestera dans la vie. Ainsi, la rosée est une illustration de ce que devrait être l’enfant de Dieu : C’est ce que le prophète Osée représente comme étant la plénitude de la vie, telle que le désire Dieu pour tous ses enfants.

Ensuite, nous voyons qu’Osée se tourne vers les montagnes du Liban dans les versets cinq à sept :

« Je serai pour Israël comme la rosée ; il fleurira comme le lis, et il poussera ses racines comme le Liban, Ses rejetons s’étendront, et sa magnificence sera comme l’olivier, et son parfum, comme le Liban, ils reviendront s’asseoir sous son ombre, ils feront vivre le froment, et ils fleuriront comme une vigne ; leur renommée sera comme le vin du Liban. »

Lorsque Dieu révèle Sa volonté pour Son peuple, Il pointe souvent vers une montagne. Le Seigneur aimerait que nous soyons un peuple des sommets. Dans le pays de Juda, en ces temps de la fin, les prophètes se tournaient vers Sion : « Dans la ville de notre Dieu, dans sa montagne sainte. » La maison du Seigneur se trouve au sommet de la montagne : « Belle dans son élévation, la joie de toute la terre, est la montagne de Sion » – belle dans son élévation, selon la pensée du Seigneur, (Psaume 48 :1-2). C’est ce que le Seigneur désire pour Son peuple.

Puis, Osée se tourne vers une autre montagne, la plus imposante dans la chaîne libanaise, le Mont Hermon. Fertile, rafraîchissante et pleine de vie. Osée voit, en cette montagne, ce que devrait être le peuple de Dieu. Vous vous souvenez sans doute qu’il est dit dans le Psaume 133 : « Comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion » – Ainsi, dit l’Éternel : « Je serai pour Israël comme la rosée. »

C’est la plénitude de la vie qui est représentée dans ce psaume 133. Lorsque nous évoquons la Maison sur la montagne, nous pensons à la vie de communion. En considérant cette montagne de l’Hermon, aucune contradiction n’apparaît quant à cette plénitude de vie, car l’accent n’est pas sur l’ordre, ni le coté relationnel, mais sur les besoins élémentaires et fondamentaux de la vie – la plénitude de la vie. Tandis que l’ordre et la vie corporative peuvent parfois créer des problèmes de relations les uns avec les autres, ici, dans Osée, il s’agit purement d’une question de vie personnelle avec le Seigneur.

Personne ne peut nous priver de jouir de la rosée, excepté nous-mêmes. « Je serai pour Israël comme la rosée ». Nous voyons ce que la rosée produit dans le verset cinq : « il fleurira comme le lis » – une superbe et attirante expression de la vie ; le lis des champs. Sommes-nous rayonnants pour le Seigneur, ou bien sommes-nous au contraire flétris ? Nous devrions fleurir comme le lis des champs. Nous nous souvenons des paroles du Seigneur Jésus dans Matthieu 6 : 28-29 : « … les lis des champs, comment croissent-ils, ils ne travaillent ni ne filent ; … Salomon dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d’eux. » Pourquoi ? Parce que la gloire de Salomon était artificielle, mais cette gloire-là est naturelle, belle, c’est celle du lis des champs. Aucun artifice humain ne peut produire ce qui pousse simplement et spontanément dans les vallées entourant les montagnes. Beaucoup se demande ce qu’était vraiment le lis des champs, une anémone, un iris ou une autre fleur. Il semble néanmoins que le Seigneur ne pensait pas à une fleur particulière. Il suffit de remarquer qu’ici les fleurs poussent spontanément, produisant une beauté magnifique à observer. Ces lis ne sont pas des fleurs comme nous les connaissons en général, des fleurs qui pousseraient parmi d’autres dans un jardin afin d’être admirées. Il n’y a rien de banal à propos de ces fleurs là. Car, peut-être sont-elles vues ou pas ; peut-être sont-elles admirées ou bien ignorées ; elles ne s’en soucient guerre, elles continuent de fleurir ! Oh ! Que la vie fleurisse avec la beauté du Seigneur, non pas pour être remarquée, pour être admirée ; mais en étant simplement une expression de la vie de Christ dans sa beauté – « le Lis des vallées. »

Il est bon de savoir que le Seigneur est le Lis des vallées, et il est bénéfique de réaliser nos faiblesses, nos péchés et manquements, et de venir au Seigneur par Sa Grâce réconciliatrice et de l’entendre dire : « …il fleurira comme le lis, et il poussera ses racines comme le Liban » – comme les cèdres du Liban. Le Liban est célèbre de par ses cèdres magnifiques, ces arbres peuvent se tenir forts et droits grâce à la profondeur et la fermeté de leurs racines. Et, ici, le Seigneur ne mentionne même pas les arbres. Les racines des arbres semblent avoir quelque chose de la montagne même – les racines du Liban. J’ignore ce que les racines évoquent pour vous, mais je sais de quoi elles me parlent. Elles signifient la force. Elles révèlent la stabilité, et autant je désire la beauté du lis, autant j’aspire à la force immuable, fidèle, persistante et constante d’un arbre profondément enraciné. Bien entendu, ce sont les tempêtes et les rafales de vent qui révèlent la profondeur plus ou moins importante des racines. Et il y a beaucoup de coups de vent et de tempêtes autour de nous frères et sœurs, et il en sera toujours ainsi ; mais grâces soient rendues à Dieu, nous n’avons pas besoin de craindre quoi que ce soit. Nous ne devons pas craindre d’être ébranlé : « …il poussera ses racines comme le Liban. »

Ce sont des gens comme ceux-là que le Seigneur recherche. Notons bien qu’il ne s’agit pas de deux sortes différentes de personnes, certaines manifestant la beauté, d’autres la force. Dans la même vie le Seigneur recherche à la fois la beauté et l’humilité, la simplicité et la majesté, la dignité et la force : « Ses rejetons s’étendront, et sa magnificence sera comme l’olivier. » Il s’agit d’une sorte de beauté différente, une beauté fructueuse ! L’olive n’est pas un simple fruit comme les autres, mais elle est essentielle ; elle est un aliment de base. Dans le maintien de la vie même, le peuple dépendait de la récolte des olives et de son huile. Il y a, tout autour de nous, des gens dont les vies ont besoin d’être nourries, ils ont besoin de cette huile. Nous ne devrions pas être uniquement beaux et forts, mais nous devrions être capables de donner, à ceux qui en ont besoin, l’huile de la vie même de Christ pour leur affermissement, pour leur renouvellement dans le Seigneur.

Le verset sept fait également mention du froment et de la vigne – toutes ces choses représentent la même vie. Ensuite, nous notons dans le verset six, ce parfum comme le Liban ; et dans le verset suivant, que la renommée sera comme le vin du Liban. C’est ici une autre caractéristique de cette grande fertilité – une fraîcheur vitale – d’une vie telle que Dieu la désire. Une fragrance qui est la fragrance même de Christ ! Et enfin, nous avons la confession, sa propre reconnaissance est exprimée dans le verset huit : « Je suis comme le cyprès vert – de moi provient ton fruit. »

Il ne m’appartient pas de dire, de moi-même, si je suis comme le lis ou bien comme le cèdre, car comme pour l’olivier, ou la fleur odorante, ce sont les autres qui doivent évaluer ma vie. Néanmoins, je devrais savoir si je suis comme un cyprès vert ou pas – je me dois de savoir ceci – car c’est ici la confession qui découle d’une expérience intérieure : « Moi, je suis comme un cyprès vert. Je connais, à travers tous les changements de circonstances, la fraîcheur de l’amour divin dans mon esprit. » Et nous devons remercier Dieu en toute humilité, pour le fait que nous connaissons, un tant soit peu, quelque chose de cette expérience. Et si nous portons en nous même un peu de l’expression de cette vie, aussi variée soit-elle, et telle que Dieu la désire, le secret en est très simple. Cette expression de la vie est due à la rosée ; à « la rosée de l’Hermon. » Les fleurs sont présentes dans toute leur beauté, attendant consciemment la rosée afin de pousser et de fleurir.

Chers frères et sœurs, nous avons la beauté de Christ en nous. Nous n’avons pas à nous revêtir de gloire comme Salomon. Nous sommes tels le Lis qui a besoin de la rosée afin de croître, de fleurir et d’apporter la satisfaction à Dieu ! « Je serai pour Israël comme la rosée. » Remarquons que le Seigneur ne dit pas : « Je donnerai de la rosée à Israël.» Il dit : « Je seraila rosée ». Quelle merveilleuse promesse. Le Seigneur dit : « Je viendrai à toi mon enfant. » Notons dans le verset trois qu’il est dit : « Auprès de toi, l’orphelin trouve la miséricorde. » – « Mon pauvre orphelin est amené dans ma famille, celui qui n’était pas béni, pas aimé, pas mon peuple ; mais maintenant, il est béni et réconcilié avec son Père. Je viendrai Moi-même à vous, Je serai la rosée afin de vous apporter la vie, une vie remplie de fraîcheur et de fruits, pour la gloire de Dieu et la bénédiction des hommes. »

Oh, prenons possession de cette promesse très significative du Seigneur : « Je serai ». Nous n’avons pas besoin de regarder autour de nous, en nous disant « Comme je désire cette rosée ! » Il n’est pas nécessaire de nous lamenter dans nos circonstances en nous disant : « Dans les circonstances présentes, il m’est impossible de connaître la rosée. » Au contraire, nous devons recevoir cette promesse du Seigneur dans notre cœur avec des actions de grâce. Le Seigneur aimerait pouvoir nous dire : « Mon cher enfant, si tu es contrit, s’il y a vraiment cette pleine réconciliation entre nous, si tous ceux et toutes choses qui t’entourent - excepté Moi - te désespèrent ; pour toi, je serai alors comme la rosée. »

Que dirons-nous de la rosée ? Premièrement, nous devrions remarquer sa douceur, la rosée se répand doucement. La nuit doit être calme pour qu’il y ait de la rosée. Et c’est pendant la nuit que la rosée apparaît. Concernant sa force, la rosée n’est ni faible ni forte, néanmoins ses effets peuvent être observés. La rosée vient doucement, gentiment, imperceptiblement ; et le Seigneur dit : « Je viendrai à vous de cette façon. » Trop souvent, nous avons manqué le Seigneur parce que nous recherchions des tornades ; et Il désirait être la rosée. Nous réclamions des pluies torrentielles, et il désirait se manifester comme la rosée. La rosée est trop calme et paisible pour beaucoup d’entre nous, mais combien elle peut être puissante. Ou encore, trop souvent nous sommes si accablés dans nos esprits, dans nos exercices, nos préoccupations, nos plaintes ; que la rosée ne peut pas se manifester. En fait, la rosée ne peut venir que dans le calme. Lorsque la terre se refroidit, la rosée commence à tomber ; il est probable que nous ne sommes pas assez dans le repos, dans la paix, pour expérimenter la rosée.

La rosée est, a la fois, un miracle et un mystère. Bien entendu, n’importe quel écolier peut nous dire comment la rosée arrive. Dans un certain sens, il est facile de l’expliquer ; cependant, la rosée conserve un mystère perpétuel. Bien entendu, un mystère est rattaché à la pluie également dans la façon dont l’eau s’évapore des océans pour former des nuages et être répandue sur la terre. Tout ceci est merveilleux, mais il semble y avoir un mystère et un miracle transcendants lorsque l’humidité se manifeste sans nuages et sans vent. Cette humidité qui se trouve dans l’atmosphère, et que personne ne peut vraiment distinguer, se transforme en rosée. On peut à peine la discerner, mais elle est là. Vous devez vous lever tôt pour la voir et le monde entier en voit les effets. Il y a un mystère lorsque Dieu se manifeste dans nos esprits, un mystère qui ne peut être expliqué par aucun effort ; par aucune chose que nous sommes capables de faire. Il s’agit uniquement de la grâce de Dieu qui produit ce miracle, transformant notre aridité en Sa fertilité, notre bouillonnement en Sa fraîcheur, notre stérilité en Son abondance. Nous nous souvenons qu’il est écrit dans le livre des Nombres : « Quand la rosée descendait la nuit sur le camp, la manne descendait. » Quarante ans après, Israël l’appelait toujours « la manne. » C’était le don céleste de l’Éternel. Ainsi, la rosée régénère, renouvelle et revitalise l’esprit, c’est un miracle. Ceux d’entre nous qui connaissent l’aridité de nos propres cœurs, peuvent rendre témoignage du miracle produit par la rosée. Nous devons rendre grâces à Dieu pour le miracle qui prend place lorsque le Seigneur vient à nous dans Sa grâce rafraîchissante. Personne ne peut nous dérober cette promesse et cette bénédiction excepté notre propre manque de foi.

La rosée accomplit son but par sa constance. Une nuit de rosée apporterait peu aux cèdres du Liban, même aux fleurs des vallées. La force et l’efficacité de la rosée résident dans sa venue constante et son renouveau perpétuel. C’est ici la promesse du Seigneur pour nous tous. Dans la nuit silencieuse, dans le secret de la nuit, par un miracle, et dans un renouveau continuel, nous pouvons connaître la fraîcheur et la plénitude de la vie. Notre Dieu dit : « Je serai pour Israël comme la rosée. »

Souvenons-nous comment Gédéon s’est assuré la réalité de la présence du Seigneur en se servant de la rosée. En ce qui le concernait, la rosée n’était pas vraiment ce qui était recherché. Il recherchait le témoignage de la présence de l’Éternel. Gédéon, lui, pouvait compter sur son Dieu. Tout d’abord, il plaça la toison sur le sol en disant : « Si la rosée est sur la toison seule, et que la sécheresse soit sur toute la terre, alors je connaîtrai que tu sauveras Israël par ma main, comme tu l’as dit. » Il en fut ainsi. Puis, pour s’assurer qu’il s’agissait vraiment de Dieu, il réitéra l’expérience en inversant les choses. Ainsi, chers amis, si le Seigneur est vraiment la rosée pour vous, dans votre vie, vous ne serez pas les seuls à le savoir, mais tous ceux qui vous rencontreront diront : « Cette chose est de Dieu. » Non pas parce que vous êtes une personne intelligente, non pas parce que vous êtes consacrés et dévoués ; mais parce que cela vient de Dieu – et de Dieu seul.

Vous souvenez-vous de ce que Gédéon fit avec la toison ? Il ne s’est pas contenté d’observer la toison afin de voir si elle était mouillée, car les apparences sont parfois trompeuses. Il prit la toison, la pressa et en exprima la rosée dans une coupe. Peut-être que le Seigneur fait de même avec vous maintenant ? En est-il ainsi ? Vous tient-Il dans ses mains et vous presse-t-Il ? Que ressort-il ? De la toison de Gédéon, il en ressortit une coupe pleine d’eau.

Que le Seigneur permette que nous ne soyons pas secs lorsqu’ Il nous presse, mais qu’au contraire, qu’une telle épreuve prouve que nous contenons de la rosée. Que le Seigneur vienne à nous constamment comme la rosée – qu’Il le fasse pour Sa gloire. Amen.

 

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