Service envers la Maison ou bien envers le Seigneur

N. T. S.

Servir la Maison ou Servir le Seigneur

Remarquons tout de suite qu’il y a peu de différence apparente entre le service envers la Maison et le service envers le Seigneur. Beaucoup d’entre vous font ce qu’ils peuvent pour aider les frères, et vous oeuvrez pour sauver des âmes et pour subvenir aux affaires de l’assemblée. Mais, laissez-moi vous demander : Avez-vous cherché à subvenir aux besoins autour de vous, ou bien avez-vous recherché à servir le Seigneur ? Est-ce les frères et sœurs que vous avez en vue ou bien le Seigneur ?

Soyons honnêtes, œuvrer pour le Seigneur a une certaine attirance pour la chair. Vous trouvez l’œuvre intéressante et vous tressaillez lorsque les gens vous écoutent annoncer la Parole, et lorsque des âmes sont sauvées. Si vous devez rester à la maison, occupé du matin au soir à des choses ordinaires, vous pensez alors : Que la vie manque de sens ! Combien il serait meilleur si je pouvais sortir et servir le Seigneur ! Si seulement j’avais la liberté d’aller prêcher, ou bien même de parler du Seigneur aux gens !

Mais ce n’est pas cela la spiritualité. Il ne s’agit, ici, que d’une préférence naturelle. Oh, si seulement nous pouvions voir que beaucoup de choses qui sont faites pour le Seigneur, ne sont, en fait, pas vraiment un service envers Lui ! Lui-même nous a dit qu’il y avait une certaine classe de Lévites qui servaient sans cesse au Temple, alors même qu’ils ne Le servaient pas Lui ; ils ne faisaient que servir la Maison. Le service envers le Seigneur et le service envers la Maison semblent être tellement la même chose, qu’il est souvent difficile de faire la différence entre les deux.

Si un Israélite venait au Temple, voulant adorer Dieu, ces Lévites venaient à son aide et l’aidaient à offrir son sacrifice de prospérité, ou son holocauste. Ils l’aidaient à apporter son offrande jusqu’à l’autel et ils le sacrifiaient. C’était là, sans aucun doute, une grande œuvre dans laquelle ils étaient engagés, de restaurer des pécheurs et de conduire des croyants plus près du Seigneur ! Et Dieu prenait en considération le service de ces Lévites qui aidaient des hommes à apporter leurs sacrifices de prospérité et leurs holocaustes à l’autel. Néanmoins, Il déclarait que ceci n’était pas un service envers Lui.

Frères et sœurs, il y a un lourd fardeau sur mon cœur pour que vous réalisiez ce que Dieu recherche. Il désire des serviteurs qui Le servent Lui. « Mais les sacrificateurs, les Lévites, fils de Tsadok, qui ont fait l’acquit de la charge de mon sanctuaire, quand les fils d’Israël se sont égarés d’auprès de moi, eux s’approcheront de moi pour faire mon service, et se tiendront devant moi, pour me présenter la graisse et le sang, dit le Seigneur, l’Éternel. Eux entreront dans mon sanctuaire, et eux s’approcheront de ma table pour faire mon service, et ils feront l’acquit de la charge que je leur confie. » Ézéchiel 44 :15-16

La chose que je crains le plus est que beaucoup d’entre vous aillent gagner des âmes au Seigneur, et que vous les édifiez, sans servir le Seigneur Lui-même. Beaucoup de ce qui est appelé le service du Seigneur, n’est en fait que le résultat de nos propres prédispositions. Nous avons de telles attirances pour l’action, que nous n’aimons pas rester chez nous, et ainsi nous allons ici et là pour notre propre soulagement. Peut être servons-nous les pécheurs, et peut être servons-nous aussi les croyants ; mais en fait nous servons tout le temps notre propre chair.

J’avais une chère amie qui est maintenant avec le Seigneur. Un jour, après avoir prier ensemble, nous avons lu ce passage d’Ézéchiel. Elle était beaucoup plus âgée que moi, et elle me parla ainsi : « Mon jeune frère, il y a maintenant vingt ans que j’ai étudié ce passage des Écritures. » Je lui demandai : « Comment avez-vous réagi alors ? » Et elle répondit : « Aussitôt après l’avoir lu, je fermai ma Bible et m’agenouillai devant le Seigneur, et priai : Seigneur, fait moi un de ceux qui Te servent et non pas le Temple. » Pouvons-nous, nous aussi, prier de la même manière ?

Mais, que voulons-nous dire lorsque nous parlons de servir envers Dieu ou bien envers le Temple ? Écoutez ce que dit la Parole : « Mais les sacrificateurs, les Lévites, fils de Tsadok, qui ont fait l’acquit de la charge de mon sanctuaire, quand les fils d’Israël se sont égarés d’auprès de moi, eux s’approcheront de moi pour faire mon service, et se tiendront devant moi, pour me présenter la graisse et le sang, dit le Seigneur, l’Éternel. » Ézéchiel 44 :15 Les conditions fondamentales de tout service, qui peut vraiment s’appeler le service envers le Seigneur sont : s’approcher de Lui et se tenir devant Lui.

Comme il nous est souvent difficile de nous approcher dans Sa présence ! Nous fuyons la solitude, et même lorsque nous nous détachons physiquement, nos pensées s’évadent sans cesse vers l’extérieur. Beaucoup d’entre nous aiment travailler parmi les gens, mais combien d’entre nous peuvent s’approcher de Dieu dans le Saint des Saints ? Néanmoins, ce n’est qu’en nous approchant de Lui que nous pouvons Le servir. De venir dans la présence de Dieu et de s’agenouiller devant Lui durant une heure, demande toute la vigueur que nous avons. Nous devons user de violence pour maintenir ce terrain. Mais tous ceux qui servent le Seigneur, connaissent la valeur de tels moments ; la douceur de se réveiller à minuit et de passer une heure dans la prière, ou encore de se lever très tôt le matin pour prier une heure avant le dernier sommeil de la nuit. Laissez-moi être honnête envers vous, à moins que nous sachions ce que c’est que de s’approcher de Dieu, nous ne pourrons pas savoir ce que c’est que de Le servir Lui. Il est impossible de rester éloigné et d’essayer de Le servir, nous ne pouvons pas Le servir de loin. Il n’y a qu’un seul endroit où nous pouvons Le servir : c’est dans le Lieu Saint. Dans le parvis, vous vous approchez des gens, dans le Lieu Saint, vous vous approchez du Seigneur.

Le passage que nous avons cité, met l’accent sur le besoin de nous approcher de Dieu si nous désirons Le servir. Il parle également de nous tenir devant Lui pour servir. Il me semble, qu’aujourd’hui, nous désirons toujours bouger ; nous ne savons pas rester tranquille. Il y a tant de choses qui demandent notre attention, que nous sommes sans cesse occupés. Nous ne nous arrêtons jamais, mais une personne spirituelle sait comment se tenir tranquille. Elle peut se tenir devant Dieu, jusqu’à ce qu’Il lui révèle Sa volonté. Elle peut attendre afin de recevoir les ordres divins.

Je désire, avant tout, m’adresser à mes collaborateurs. Puis-je vous demander : Toute votre œuvre n’est-elle pas entièrement organisée et accomplie selon un programme bien précis ? Et ne doit-elle pas être accomplie avec beaucoup de précipitation ? Pouvez-vous être persuadés de vous arrêtez et ne pas faire quoi que ce soit pendant un temps ? C’est ce dont il est question ici : « Tenez-vous devant Moi et servez Moi. »

Personne ne peut vraiment servir le Seigneur sans connaître la signification de cette parole : « Ils s’approcheront de Moi et ils Me serviront. » Et personne ne peut Le servir sans connaître cette autre parole : « Ils se tiendront devant Moi pour Me servir. » Frères, ne croyez-vous pas que chaque serviteur devrait attendre les ordres de son maître avant de le servir ?

Il n’y a que deux types de péché devant Dieu, l’un est de se rebeller contre Ses commandements, c'est à dire de refuser d’obéir lorsqu’Il donne des ordres. L’autre est d’aller de l’avant alors que le Seigneur n’a donné aucun ordre. L’un est le péché de rébellion, l’autre est le péché de présomption. L’un est ne pas faire ce que le Seigneur a demandé ; l’autre est faire ce qu’Il n’a pas demandé. Se tenir devant le Seigneur règle le problème du péché de faire ce que le Seigneur n’a pas commandé.

Frères et sœurs, combien de travaux que vous avez accomplis, ont été fondés sur un commandement clair du Seigneur ? Combien de travaux avez-vous accomplis de par Ses instructions directes ? Et combien en avez-vous fait simplement parce que vous pensiez que c’était une bonne chose de le faire ? Laissez-moi vous dire que rien n’est plus dommageable envers les intérêts du Seigneur que les « bonnes choses. » Les « bonnes choses » sont une grande entrave à l’accomplissement de Sa volonté. A l’instant où nous sommes confrontés à quelque chose de mauvais ou d’impur, nous le reconnaissons immédiatement comme quelque chose que le chrétien doit éviter. Pour cette raison, les choses qui sont positivement mauvaises ne sont pas une aussi grande menace envers le dessein de Dieu que le sont les « bonnes choses ». Vous pensez peut être qu’une telle chose ne serait pas néfaste, ou bien encore, que cette autre chose est la meilleure que nous puissions faire ; et ainsi vous allez de l’avant et vous le faites sans vous enquérir si c’est la volonté de Dieu. Oh, nous qui sommes Ses enfants, nous savons que nous ne devrions faire rien qui ne soit mauvais, mais nous pensons que si notre conscience ne nous condamne pas envers une certaine chose, ou bien si une autre chose nous semble positivement recommandable ; c’est alors une raison suffisante pour aller de l’avant et la faire.

Cette chose que vous désirez faire est peut être très bonne, mais vous tenez-vous devant le Seigneur attendant Son commandement avant de procéder ? « Ils se tiendront devant Moi » implique le fait de s’arrêter dans Sa présence et de refuser de faire quoi que ce soit, jusqu’à ce qu’Il donne Ses ordres. C’est là la signification du service envers le Seigneur. Dans le parvis, ce sont les besoins humains qui gouvernent. Que quelqu’un vienne sacrifier un bœuf ou un mouton, et il y a alors du travail pour vous. Mais dans le Lieu Saint il n’y a qu’une grande solitude. Aucune âme ne s’y trouve, aucun frère, aucune sœur ne nous gouverne là ; et aucun comité ne décide de nos affaires. Dans le Saint des Saints, il n’y a qu’une seule autorité – l’autorité du Seigneur. S’Il me donne un travail, je le fais ; s’Il ne me donne rien à faire, je ne dois rien faire.

L’œuvre de Dieu et le Travail de l’Homme

Mais quelque chose nous est demandé lorsque nous nous tenons devant Lui et Le servons. Il nous est demandé de Lui présenter « la graisse et le sang. » Le sang répond aux exigences divines quant à la sainteté et la justice, la graisse le fait quant à la gloire de Dieu. Le sang s’occupe de la question de nos péchés, et la graisse s’occupe de la question de la satisfaction de Dieu. Le sang ôte tout ce qui appartient à l’ancienne création, la graisse introduit la nouvelle. Et ceci est bien plus que de la doctrine. Notre vie de l’âme était impliquée dans ce qu’Il répandit Sa propre âme jusqu’à la mort. Lorsqu’Il répandit Son sang éternellement incorruptible, Il ne répandit pas seulement sa propre vie, mais Il répandit également toute cette vie naturelle de l’homme. Et Il n’est pas seulement mort, Il fut ressuscité d’entre les morts, et « ce qu’il vit, il vit à Dieu. », Romains 6 :10. Il vit pour la satisfaction de Dieu, Il offre « la graisse et le sang ». Et nous aussi, qui aspirons à servir Dieu, devons Lui offrir la graisse et le sang. Et cette chose impossible, est rendue possible par l’œuvre que Lui a accompli.

Mais, un tel service est limité à un certain lieu : « Eux entreront dans mon sanctuaire, et eux s’approcheront de ma table pour faire mon service, et ils feront l’acquit de la charge que je leur confie. », Ézéchiel 44 :16. Le ministère qui est « devant Moi » prend place dans le lieu saint, le lieu dissimulé et non pas dans le parvis, à la vue de tous. Certains pensent peut-être que nous ne faisons rien, mais le service rendu à Dieu dans le Lieu Saint est bien supérieur au service envers les hommes dans le parvis. Frères et sœurs, apprenons la signification de se tenir devant le Seigneur, attendant Ses ordres. Apprenons à servir seulement à Son commandement ; et ne soyons gouvernés par aucune autre considération que sa propre volonté.

Le même passage nous indique comment, ceux qui veulent servir, doivent être habillés : « Et il arrivera que, quand ils entreront dans les portes du parvis intérieur, ils se revêtiront de vêtements de lin, et ils ne porteront pas de laine sur eux pendant leur service dans les portes du parvis intérieur et vers la maison. Ils auront des turbans de lin sur leur tête, et des caleçons de lin sur leurs reins . » Ézéchiel 44 :17-18a. Ceux qui servent le Seigneur ne doivent pas porter des vêtements de laine. Pourquoi pas ? La réponse nous est donnée dans la seconde partie du verset dix-huit : « Ils ne se ceindront pas avec ce qui fait transpirer. ». Aucune œuvre qui produit de la sueur n’est acceptable au Seigneur. Mais quelle est donc la signification de la sueur ? Nous savons tous que la première mention de la sueur nous est donnée lorsque Adam fut renvoyé du jardin d’Eden. Après qu’Adam ait péché, Dieu prononça ces paroles : « Maudit est le sol à cause de toi; tu en mangeras en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. …A la sueur de ton visage tu mangeras du pain. », Genèse 3 :17-19. Il est évident que la sueur est un signe de malédiction. Parce que cette malédiction demeurait sur la terre, celle-ci cessa de produire du fruit sans les efforts de l’homme ; et de tels efforts produisent de la sueur. Lorsque la bénédiction divine est retenue, les efforts naturels, charnels, deviennent alors nécessaires ; et ceci produit de la sueur. Toute œuvre qui produit de la sueur est formellement prohibée à ceux qui servent Dieu. Malgré cela, quelles dépenses d’énergie n’y a t-il pas aujourd’hui dans ce qui est appelé l’œuvre de Dieu ! Hélas, peu de chrétiens peuvent œuvrer aujourd’hui sans suer ! Leur travail implique des programmes et des arrangements, exhortant et incitant ; courant ici et là. Ce travail ne peut pas être accompli sans beaucoup de zèle charnel. De nos jours, s’il n’y a pas de sueur, il n’y a pas d’œuvre. Avant qu’un certain travail pour Dieu ne soit entrepris, il y a une grande agitation, beaucoup de gens sont contactés, des consultations et des discussions sont tenues, pour finalement avoir un avis général favorable ; nous allons alors de l’avant. Mais en ce qui concerne l’attente tranquille et silencieuse dans la présence de Dieu, recherchant Ses instructions ; il en est hors de question. Alors que, en ce qui concerne toute œuvre spirituelle, ce qui compte avant tout c’est Dieu Lui-même. La Personne suprême avec Laquelle nous devons entrer en contact c’est Dieu. Oh ! c’est là la valeur précieuse de toute œuvre spirituelle – elle est issue de Dieu. Et, en relation avec Dieu, il y a une œuvre à accomplir, mais ce n’est pas une œuvre produisant de la sueur. Si nous devons annoncer le travail et utiliser de grands efforts pour le faire connaître, il est alors évident qu’il n’est pas l’issue de la prière dans la présence de Dieu. Supportez cette parole : toute œuvre qui est véritablement spirituelle, est accomplie dans la présence de Dieu. Si vous oeuvrez vraiment dans la présence de Dieu, lorsque vous vous présenterez dans la présence des hommes, il y aura alors une réaction positive. Vous n’aurez nullement besoin d’utiliser toutes sortes d’artifices afin de les aider. L’œuvre spirituelle est l’œuvre de Dieu, et lorsque Dieu œuvre, les hommes n’ont pas besoin de produire tant d’efforts de sorte qu’ils finissent par suer.

Frères et sœurs, examinons-nous, en toute honnêteté, devant Dieu aujourd’hui. Demandons-Lui : Est-ce que je Te sers ou bien est-ce que je sers l’œuvre ? Est-ce que mon service est « envers le Seigneur » ou bien « envers la maison » ? Si vous suez avec abondance tout le temps, alors vous pouvez, vous-mêmes, en arriver à la conclusion que c’est la Maison que vous servez ; et non pas le Seigneur. Si toutes vos occupations sont en relation avec les besoins des hommes, alors vous devez savoir que vous servez les hommes et non pas Dieu. Je ne méprise pas le travail de sacrifier les offrandes sur l’autel, c’est une œuvre pour Dieu et quelqu’un doit le faire ; mais Il désire beaucoup plus que cela.

Dieu ne peut obtenir que tous les croyants Le servent, car beaucoup parmi ceux qui Lui appartiennent sont réticents à quitter les émotions intenses et l’enthousiasme du parvis. Ils sont résolument inclinés à servir le peuple. Mais, qu’en est-il de nous ? Oh que nous puissions dire aujourd’hui au Seigneur : « Je suis prêt à renier les choses, je suis prêt à renier le travail, je suis prêt à renier le parvis et à Te servir dans le Sanctuaire. »

Lorsque l’Éternel ne parvint pas a amener tous les Lévites au lieu du service, Il choisit les fils de Tsadok parmi eux pour ce service en particulier. Pourquoi choisit-Il les fils de Tsadok ? Parce que, lorsque les fils d’Israël péchèrent, ils reconnurent que le parvis avait été irréparablement corrompu. Ils ne cherchèrent donc pas à le préserver, mais ils s’attachèrent à préserver la sainteté du Lieu Saint.

Frères et sœurs, pouvez-vous supporter de laisser aller tout ce qui est extérieur, ou devez-vous persister à essayer de maintenir ces choses ? C’est le Lieu Saint que Dieu recherche à préserver, un lieu qui Lui est entièrement consacré ; un lieu où le critère est absolu. Oh ! je vous implore devant Dieu, d’entendre cet appel et de renier le parvis afin de vous consacrer à Son service dans le Lieu Saint.

J’aime beaucoup lire Actes treize, à propos des prophètes et des docteurs qui étaient dans l’assemblée à Antioche : « Et comme ils servaient le Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit, Mettez-moi maintenant à part Barnabas et Saul, pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Nous voyons, dans ce passage, le principe qui gouverne tout service envers Dieu dans la dispensation du Nouveau Testament. Seul l’Esprit Saint appelle les hommes à l’œuvre, et ce alors que ceux-ci servent le Seigneur. A moins que le service envers le Seigneur soit la chose qui nous gouverne, l’œuvre demeurera dans la confusion. Au commencement de l’assemblée qui était à Antioche, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi maintenant à part Barnabas et Saul, pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Dieu ne veut aucun volontaire pour Son œuvre, Il désire des appelés. Il ne cherche pas à ce que vous annonciez l’Évangile simplement parce que vous le voulez. L’œuvre de Dieu souffre beaucoup de dommages aujourd’hui à cause de tous les volontaires. L’œuvre manque de ceux qui peuvent dire comme le Seigneur Lui-même a dit : « Celui qui m’a envoyé… » Oh, frères et sœurs, l’œuvre de Dieu est sa propre œuvre, ce n’est pas une œuvre que vous pouvez entreprendre à votre guise. Aucune église, aucune société missionnaire, ni aucune organisation ne peut envoyer des hommes dans l’œuvre de Dieu. L’autorité d’envoyer des hommes n’appartient pas à d’autres hommes, seul l’Esprit Saint a cette autorité.

Servir le Seigneur ne veut pas dire que nous ne servons pas les hommes, mais il veut dire que tout service envers les hommes a pour fondement le service envers Dieu. C’est le service envers Dieu qui nous mènera au service envers les hommes.

Luc 17 :7-10 nous indique clairement ce que recherche le Seigneur. Nous y trouvons deux sortes d’œuvres : labourer le champ et paître le bétail. Les deux sont d’importantes occupations, mais le Seigneur ajoute que lorsque le serviteur revient de tels travaux, il doit pourvoir aux besoins de son maître avant qu’il ne puisse s’asseoir et prendre son repas. Lorsque nous avons accompli une certaine œuvre, nous avons tendance à nous attarder sur tout ce que nous avons fait. Mais le Seigneur dit : « Ceins-toi et sers Moi à manger. » ; Il demande que nous Le servions. Nous avons peut être travaillé beaucoup et pris soin de beaucoup de brebis, mais tout notre travail dans les champs et parmi le troupeau ne nous exempt pas de nous attendre aux besoins du Seigneur. C’est là notre devoir suprême.

Frères et sœurs, que recherchons-nous vraiment ? Est-ce de travailler seulement dans les champs, annonçant l’Évangile aux inconvertis ? Est-ce nous occuper du troupeau, nous préoccupant des besoins de nos frères et sœurs ? Ou bien, sommes-nous en souci pour que le Seigneur trouve tout Son contentement jusqu’à ce qu’Il soit pleinement satisfait ? Il est vrai qu’il est nécessaire que nous mangions et buvions, mais ceci ne peut pas être fait avant que le Seigneur en soit satisfait préalablement. Nous aussi avons besoin de notre contentement, mais nous ne pouvons l’obtenir avant que le Seigneur n’ait le Sien pleinement. Demandons-nous : Est-ce que notre travail sert à notre satisfaction ou à celle du Seigneur ? Je crains que, lorsque nous avons œuvré pour le Seigneur, nous soyons pleinement satisfaits avant même qu’Il ne le soit. Nous sommes souvent réjouis de ce que nous avons fait, alors que Lui n’en n’est pas satisfait.

Frères et sœurs, lorsque vous et moi avons fait tout ce que nous pouvons, nous devons néanmoins admettre que nous demeurons des « esclaves inutiles ». Notre but n’est pas de servir le monde, ni l’assemblée, mais le Seigneur. Et bénis sont ceux qui peuvent différencier entre servir les hommes, qu’ils soient impies ou croyants, et servir le Seigneur. Un tel discernement n’est pas acquis facilement. Uniquement en subissant les agissements sévères de Dieu, pouvons-nous arriver à apprendre la différence entre servir la Maison et servir le Seigneur.

Néanmoins, si l’Esprit Saint a une pleine liberté dans nos vies, Il suppléera alors au besoin. Par la grâce du Seigneur, recherchons la face de Dieu afin qu’Il nous révèle la véritable signification du service envers Lui !

 

[ M E N U ] [ S U J E T ]

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